• Blague


    À la maternité, un homme de race blanche anxieux attend dans le couloir.
    Un médecin arrive et lui dit : J'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer : ce sont des jumeaux." -
    Mais ce n'est pas une mauvaise nouvelle ;
    et puis je m'y attendais un peu car pour tout vous dire...
    J'en ai une grosse comme un tuyau de poêle ! - Ah, c'est pour cela....
    Et bien, il faudra la ramoner, parce que les jumeaux sont noirs.

    Une blague de m'a douce blondinette du Québec victoire !


    Auteur Françoise Le Vaillant


    votre commentaire
  • De bien belles Jouvencelles

    Comme des fleurs s'inclinant
    Dans la rosée bienfaisante du matin,
    Courberont-elles leur échine ?

    Durant des heures, sous une pluie battante,
    Laissant l'eau ruisseler sur leur corps,
    Et la pluie caresser leur visage,

    Soulevant sous leurs pas leurs jupes en détresse...
    C'était une nuit comme celle-ci, où le vent hurlait.
    Leur silhouette élégante

    Malgré leurs grosses capes ruisselant d'eau,
    Chevauchant la campagne sous une pluie
    Battante, la bouche pétillante de désir,

    Pétillante comme une rose...
    Elles couraient comme des catins.
    Remplies de sève fécondante,

    Visa bien ce servant ce bienfaiteur !
    Il apparaissait à l'angle saillant.
    Du bastion du chapelain,

    Tirant bien son épingle du jeu,
    Pour défendre son bastion
    Contre ce déferlement de Jouvencelles...

    Ce grand aux cheveux noirs
    Les encadrait, figure pâle et douce.
    Son charme, nous le connaissions.

    Ce cher Idolâtrie
    Qui, les dimanches de pluie,
    Il S'enfermait dans ce déambulatoire...

    Tel était ce jeune impur.
    Qui apparaissait devant elles.
    Entrouvrant leur rose fécondante

    Quand venait le soir.
    Un calice de fleurs à la main,
    Se laissant bercer

    Par la douce voix de ces charmeuses,
    Dans le ronronnement de leurs chattes...
    Durant une veillée bien arrosée,

    Tout n'était pas morose, mais le vent d'ouest.
    Elle ramenait inlassablement des cris.
    On entendait leurs murmures plaintifs.

    Invoquant les dieux et autres spiritismes,
    Dans cette nouvelle vie qui apparaissait
    À l'horizon de l'infini…

    Auteur Françoise Le Vaillant


    votre commentaire
  • À l'aurore de mes nuits


    Dans les nuits blanches de mes souvenirs,
    Il y a des avalanches qui me font glapir.
    En me poussant vers le néant,
    Comme si je tombais dans un précipice béant,
    Et je me vois sombrer dans ce gouffre.
    Se refermant lentement derrière moi,
    Et dont je ne peux plus m'échapper,
    Essayant de m'agripper
    De toutes mes forces à ce bras
    Qui essaie de me descendre vers le bas.
    Comme un boulet à la cheville,
    Je sens mes pieds qui se tortillent.
    Et mes poumons qui se remplissent d'oxygène,
    Je suffoque, il y a comme un gaz.
    Qui me prend à la gorge.
    Puis soudain je suis prise de vertige,
    Mes épaules déambulent.
    Ma tête vadrouille.
    C'est comme un lavage de cerveau.
    Je sens en moi le fantôme.
    De mes nuits, de mes souvenirs...


    Auteur Françoise Le Vaillant


    votre commentaire
  • Au fil de l’eau

    Se promener le long du rivage,
    Où l'eau vive se balade
    Au lent fil de nos pas,
    Traversant les dunes
    Par cette belle journée,
    En écoutant le bruit des vagues.
    M’asseyant au bord de la rive,
    Pour contempler ce beau panorama,
    Caressant les herbes et la rosée
    Qui n'a pas encore fini de sécher.
    L’autre herbe se pâme.
    Sous le soleil caressant,
    Et l'autre, encore à peine déployé,
    N’en finis pas de ruisseler.
    Après la forte averse.
    Pauvre petit papillon tout transi
    De froid sous la pluie,
    Écrasé sous des tonnes de gouttelettes,
    Incapable de s'envoler...
    Où mes yeux s’embrouillent
    Dans un reflet changeant,
    Où le long de la rive
    Restent des reflets d'argents.
    En prenant leur source sur ton corps,
    Mes mains errent sur ta peau.
    En explorant de pore en pore,
    Toutes tes îles au trésor...
    Ainsi est la destinée des flots,
    Que chacun est contraint de suivre,
    Le poème suit au fil de l'eau.
    Et court en y jetant ses vers sur la mer
    Qui s’en vont mourir…
    Au loin les amours lointains
    Sonne à l'horloge de tendresse.
    Mon amour pour toi n'a pas.
    Une seconde de retard.
    L'amitié lui répond : « Sèche tes larmes
    Et fais couler les eaux de la vie.

    Auteur Françoise Le Vaillant


    votre commentaire
  • Dernier souffle

    Tant de fois, je t'ai posé la question,
    Tu as toujours évité la discussion.
    Tu ne m'as pas répondu.
    Je ne sais pas si tu m'as entendue.
    Je crois que j'ai beaucoup pleuré.
    Je ne sais plus si nous nous sommes rappelés.
    Par pudeur, je ne vais pas appeler.
    Je me suis accrochée à nos souvenirs.
    Mais tu es parti sans te soucier.
    De ce que je suis devenue.
    Tu avais tout prévu,
    Tu as disparu.
    Ça devait durer un mois,
    Tu es parti ça fait longtemps
    Déjà, depuis ce temps
    J'ai effacé tes traces.
    J'ai même déchiré tes lettres.
    Je n’ai rien gardé de notre passé.
    Jeté tous tes présents,
    En fuyant mon avenir, je suis rendu au passé.
    Tu étais toujours dans mon cœur.
    J'ai surmonté tous mes malheurs.
    Seule dans la nuit,
    Je souffrais d’insomnie.
    La vie s'est arrêtée pour moi.
    J’ai arrêté d'exister ce soir-là.
    Je me suis mise à boire.
    J’ai sombré dans l'ivresse.
    En détruisant chaque jour ma jeunesse.
    J'ai passé des nuits à attendre.
    Seule dans le méandre,
    Seule dans ce grand lit,
    Où notre amour a grandi,
    J'ai souffert quelque temps.
    Donnons-nous une dernière chance.
    Pour que nos corps changent,
    Que nos corps se cambrent de plaisir,
    Susurrant des mots plaintifs,
    Épuisés jusqu'à notre dernier souffle,
    Vivre sans limites la volupté de l'amour…


    Auteur Françoise Le Vaillant


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique