• Au revoir

    Il y avait toujours au fond de ses yeux.
    Cette étincelle qui le rendait joyeux,
    Et sa voix qui berçait mes nuits,
    Les années sont là.
    De sa présence, il me réconfortait.
    Tant qu’il était près de moi,
    Rien ne pouvait m’arriver.
    Nos chemins nous ont éloignés.
    Je sens toujours sa présence...
    Je sais que notre amour n'est pas fini.
    Je suis restée égale à moi-même.
    Le jour où l'on s'est quitté,
    Je me sentais seule, désespérée.
    Je souffrais de son absence.
    J'ai versé bien des larmes.
    Seules toutes les nuits,
    Au fond de mon lit,
    Bien des fois, je m’assoupissais,
    Je ne vivais plus.
    La vie s'est arrêtée ce jour-là.
    Devant la porte de mes mésaventures,
    Malgré le temps,
    Nous n’avons pu nous reconstruire.
    Ce sont les aléas de la vie.
    Nous avons eu de bons moments.
    Je l'aimais ça, c'est sûr.
    Malgré ses inventions qui le faisaient rougir,
    Et ses prises de tête, jamais satisfait,
    On revenait toujours sur le même sujet.
    Sur ses mensonges, souvent très discrets.
    Je me suis mise à l’écart pour ne pas l’entendre.
    Il me parlait d'amour, je ne l'entendais plus.
    J’apercevais la noirceur dans son cœur.
    Il me disait des mots.
    Je n'attendais que le bonheur..

    Auteur : Françoise le Vaillant


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  •  

    À coups-de-poing.


    Ma vie n'est rien.
    Ma chair est en lambeau.
    Sur ce pavé, sans aucune retenue,

    Dans l'indifférence, avec ses coups-de-poing
    Il me défigure de ses mains.
    Aucune trace de ce coup droit…

    À coups-de-poing, il m'a défigurée.
    Mais toi, mon ami, tu m'as libérée.
    Cela veut dire qu'il y a aussi.

    Quelques âmes veillant sur ma vie.
    Le guerrier a rendu ses armes.
    Je suis un poète sans larmes.

    Donnant ce coup-de-poing au destin,
    Vivre, je veux vivre,
    Sur ce destin qui est ma vie...

    M'accrochant comme un oiseau,
    Ma vie n'est que ténèbres.
    Où les étoiles s’éteignent peu à peu,

    Détruisant ma vie.
    Ces coups-de-poing que l'on encaisse,
    Laissant parfois cette vie en détresse,

    Chaque claque que l'on reçoit…
    Autour de moi, c'est le flou.
    J’apprends à vivre sur l'autre rive.
    Sans larmes, seulement ce coup-de-poing,

    Moi, sa chose au creux de ses mains…

    Auteur Françoise Le Vaillant


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  • Heureux à toi qui communiques

    C'est sa façon d'exciter dans un monde.
    Qui est pour lui sans haine.
    Semble être dans une autre sphère.
    Ne pas savoir communiquer,
    Ne fais pas partie de son plaisir.
    Ce défendant qu'avec les mains pour écouter,
    Tâchons donc d'imiter, ces inquiétudes.
    Et si on venait à lui souffrir,
    Ce feu qui lui fessa
    Briller les yeux se fermerait !
    Cela le rend malheureux.
    Si par malheurs, il perd ton chemin,
    Je lui donnerais la main.
    Si tu traverses ce mur de pierre,
    Je te prendrais la main, je te guiderais.
    Vers la lumière,
    Si tu m'accordais ta confiance
    Je t'enlèverais tes souffrances.
    Ne te referme pas sur toi cette carapace.
    Qui te fait trébucher sans que tu le sache.
    Je veillerais sur ta vie.
    Comme j'ai fait jusqu'à présent
    Je veillerais sur tes nuits.
    Pour oublier tes insomnies
    Si tu as froid,
    Je te ferais le plus beau feu de le saint JEAN.
    Quoi qui arrive, je serai là à tes côtés,
    J'agirai dès qu'il le faut.
    Je guiderai tes pas jusqu'à ma mort.
    Je serai ton ange gardien.
    N'aie plus peur de rien.
    Puis il a pris ma main et ça ce n'est, pas-rien.
    Bien heureux qui communique

    Auteur Françoise Le Vaillant


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  • HAÏKUS
    Ô. Merveilleux ciel
    Je suis l'étincelle.
    J'éclaire ton univers. Françoise

    Mes doigts sont des elfes.
    Sur les cordes de la harpe
    Monte un son perlé. Ecrireve

    De tes plates-formes
    Que j'entends couler de l'or noir
    Corps perlé, désirs. Françoise

    Ô toi cœur, ma vie
    l'amour est passion
    Vertus, prélude à l'ivresse. Françoise

    C'est un papillon.
    Aux ailes lyriques, la note
    Porte un vibrato. Ecrireve.

    Je serais désert.
    Qui s'étend sur ton doux corps.
    Languissant et doux. Françoise

    L'instrument exulte.
    Chant en larmes de cristal
    Ô hymnes divins. Ecrireve.

    Rêves chimériques
    Dans ton grand Cosmos
    Mon âme est au paradis. Françoise


    Duo-Françoise/ECRIREVE... HAÏKUS...

    Sonatine à quatre mains
    Auteur Françoise Le Vaillant


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  • Grand est l’océan

    Partant pour la mer après une pluie sans fin,
    Il fait encore nuit, puis nous voilà partis.
    Laissant la famille, il est bien trop tôt pour la réveiller.
    Le bateau est à quai, prêt à appareiller,

    Dans le noir, nous partons droit devant, au milieu.
    De cet océan qui nous ouvre l’horizon,
    Avec pour seuls guides ces phares qui nous éclairent.
    Les nuages s’assombrissent.

    Au passage, sur cette surface âcre de brume,
    Bientôt, viendra le lever du jour.
    Vole çà et là quelques mouettes.
    Cherchant quelques bancs de poissons.

    Les paniers sont mis, histoire de se reposer un peu.
    Après quelques minutes nous voilà repartis, laissant là
    Les paniers que nous irons rechercher en fin de journée.
    Les poissons se font rares, quelques merlus.

    Que nous avons pour faire passer le temps,
    Le temps n'est pas favorable.
    Le vent vient de changer, sombre est le ciel.
    Nous resterons quand même sur cette mer agitée.

    Voulant à tout prix payer l'ardoise de la semaine.
    Car demain, on ne sait pas si on pourra reprendre la mer.
    Les vents contraires annoncés pour quelques jours
    Nous laisserons là, sur les dunes.

    À contempler les vagues se fracassant sur les rochers,
    Laissant les algues sur les plages
    De cette mer et de tous ses mystères…

    Auteur : Françoise Le Vaillant


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