• Poème

    Poème

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  • Jour de glisse

    Sous plusieurs mètres de neige,
    Les plaines sont à perdre haleine.
    Formant une seule couche homogène

    Dans leur manteau neigeux.
    L'oiseau ne prendra pas son envol.
    La neige cache sa cage,

    J'essaie tant bien que mal.
    De faire un trou pour lui mettre quelques victuailles,
    Mais la neige tombe encore à gros flocons.

    Je glisse pas à pas sur la neige.
    Marchant à tâtons
    Pour ne pas trébucher,

    Même mes talons collent à la neige.
    Il fait froid, je remonte mon col.
    Le jour se lèvera très tard dans la matinée.

    J'aimerais bien rester couché.
    Mais le chemin des écoliers
    M'appelle, j'entends dans le lointain

    La cloche de l'école sonnée
    Pour rassembler les aspirants.
    Le ciel est gris, formant un blizzard.

    Dans la neige, je ne suis pas fière.
    La neige a déposé son habit blanc.
    Pour faire la joie des petits et des grands.

    Auteur : Françoise Le Vaillant


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  • De l'eau pour une prière

    L'eau pour une prièr
    Pour cette terre
    Fermée par l'océan,
    D'où l'on voit le firmament.
    Rien ne pousse, seulement le droit
    De s'agenouiller devant cette terre aride,
    Jamais défraîchie,
    Seulement le bruit des sabots,
    La terre collant aux pieds,
    Sans jamais se déchausser.
    Où ira-t-on dans cette vie,
    Quand l'âme nous quitte…
    Terre d'Afrique, ou terre d'Israël,
    Le seul droit, c'est de baisser
    Droit devant le soleil,
    Les mains levées vers le ciel,
    Et l'eau se mêlant à la prière,
    Doux moment de ce doute incertain,
    Comme une nuit sans sommeil.
    Seulement le bruit d'une voix
    Dans le clair matin,
    Par cette nuit où la rosée
    Coule sur ces feuilles humides,
    Mais que veut dire cette eau
    Quand on attend un orage.
    Bénir cette terre,
    Ou être devant ce mur
    Qui n'a de symbolisme
    Que pour la judaïcité,
    Mais prier pour un peu d'eau.

    Auteur Françoise Le vaillant


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  • Comme un ouragan

    Je suis comme un ouragan.
    Mais quand tu es près de moi,
    Alors je deviens sage.

    N’obéissant qu'à ta loi.
    Il est donc difficile de prévoir.
    Mes réactions, mes colères et mes cris,

    Qui s’éloignent comme des impacts.
    L'atmosphère de mon cœur s'assombrit.
    Dans ce monde qui m'effraie.

    Je reste moi-même.
    Pour ne pas éveiller les soupçons.
    Ô toi qui me regardes,

    Ô rage, toi mon désespoir,
    Je ne veux point blesser
    L’élu de mon cœur,

    Avec cet air furieux, je te regarde.
    Dans cet orage où les éclairs s'emmêlent,
    Ô rage démoniaque !

    Voudrais-tu que je t'implore ?
    Laissez-moi à ces rêves inachevés.
    En reniant tous mes fantômes,

    Tout ce qui n'est pas moi
    Tu n'es que détresse…
    Si ta tendresse me protège,

    Je ne veux rien d'autre que toi,
    Quel nom prononceras-tu ?
    Je ne sais pas !

    L'œil de l'ouragan s'éloigne.
    Emportant avec lui ces nuages
    Assombrissant mes jours,

    M'ouvrant à la lumière de ton cœur…

    Auteur Françoise Le Vaillant


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  • Claire était la nuit.

    Par cette nuit sans clair de lune,
    Seuls quelques nimbus
    S’avancent pour faire place à la nuit éclairée
    Où aucun son n’est perceptible,
    En dehors de ma respiration,
    Moi qui contemple ce ciel.
    Et ce sont quelques pépites blanches.
    Essayant de se distinguer,
    Annonçant une journée ensoleillée,
    Où le ciel vert émeraude ne veut pas s’endormir.
    Douce rêverie par cette nuit sans sommeil,
    Nuit silencieuse par-delà la voix céleste,
    Où les ombres jouent un prélude à la dame brune,
    Accompagnés par quelques symphonies
    Quand le carillon sonne minuit.
    En savourant ces moments imprégnant
    L’empreinte de mes pas,
    De mes yeux qui la déshabillent,
    Semblant vouloir m’assoupir,
    Je glisse mes vers sur cette terre.
    En contemplant ce firmament,
    Me laissant à ma guise
    Le copinage des mots,
    Pour que je les subtilise
    À la douce nuit sans clair de lune,
    Savourant la fraîcheur du soir
    Sur ces gouttelettes vaporeuses,
    Fermant ces pépites de lumière
    Sur les notes de musique
    D’une nuit, claire était la nuit.

    Auteur Françoise le vaillant


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  • C'est parce que.

    Parce que c'est toi,
    Le seul à qui je peux dire
    Toutes ces choses,
    Et même les pires.
    Parce que c'est toi,
    Qui me faisait languir.
    Ce sera toujours toi.
    Cette même chimère.
    Redonne-moi cette force d’aimer.
    Même quand ça ne va pas bien,
    Elle me montrera le chemin.
    Parce que c'est toi
    Qui trouve toujours les bons instincts.
    Si tu crois qu'un jour
    Je te laisserai tomber.
    Pour une broutille, pour une banalité,
    Ne crains rien, je saurai bien faire la différence.
    Si tu crains qu'un jour, je te fasse la même farce,
    Je n'y suis pour rien.
    Malgré tes plaintes à ton régisseur…
    Je crains qu'il ne faille te l'avouer.
    Pour qu'on puisse en parler,
    Relâche-moi de tes bras.
    Ne me laisse plus dans mon désespoir.
    Je ne sais plus quoi penser !
    C'est pour cela que je veux tout oublier.
    De cette vie qui ne me colle pas…
    Me languir de toi, c’est parce que c’est toi…

    Auteur : Françoise Le Vaillant


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